{"id":415,"date":"2011-03-01T13:00:23","date_gmt":"2011-03-01T11:00:23","guid":{"rendered":"https:\/\/martinmatalon.com\/?p=415"},"modified":"2011-03-01T13:00:23","modified_gmt":"2011-03-01T11:00:23","slug":"nocturnes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/martinmatalon.com\/?p=415","title":{"rendered":"Nocturnes"},"content":{"rendered":"<p><em>(2006)<br \/>\nOp\u00e9ra radiophonique pour 3 instruments solistes, \u00e9lectronique en temps r\u00e9el et 3 comm\u00e9diens<br \/>\nDur\u00e9e : 30 minutes<br \/>\nCr\u00e9ation le 17 Septembre 2006<br \/>\nFrance Culture.<\/em><\/p>\n<h2>Note<\/h2>\n<p>Nocturnes est une suite de trois \u0153uvres (L\u2019homme qui meurt, L\u2019enfant qui attend, et La Femme qui fuit) \u00e9crites, respectivement, pour cor, \u00e9lectronique en temps r\u00e9el et voix d\u2019homme ; marimba, transformations et voix d\u2019enfant ; et clarinette, \u00e9lectronique et voix de femme. Elles font partie des Traces, cycle pour instrument solo avec transformation en temps r\u00e9el, qui sont une sorte de fil rouge de mon activit\u00e9 de compositeur.<\/p>\n<p>Les Traces abordent les probl\u00e9matiques musicales qui sont les miennes aux diff\u00e9rents moments de leur \u00e9criture. Tout autant, ces \u00ab journaux intimes compositionnels \u00bb sont la relation du \u00ab voyage \u00bb, au sens litt\u00e9ral et figur\u00e9, que permet la transformation en temps r\u00e9el : voyage \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du son et \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019instrument, et comparable, en quelque sorte, \u00e0 celui que l\u2019on fait, de mani\u00e8re introspective, lorsqu\u2019on \u00e9crit un journal intime.<\/p>\n<p>Dans Nocturnes, les relations entre la voix et les instruments r\u00e9els ou virtuels ont une fonction formelle importante.<br \/>\nEn deux sections, le premier panneau du triptyque (l\u2019homme qui meurt) commence par un solo de grande dimension du cor d\u00e9multipli\u00e9, transform\u00e9 et \u00e9tendu par le biais des traitements. Dans la seconde section, l\u2019instrumentarium s\u2019efface devant la voix, l\u2019\u0153uvre s\u2019achevant par un quasi-monologue du com\u00e9dien, d\u2019importance \u00e9gale au solo de cor initial.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me panneau (l\u2019enfant qui attend), en trois sections, est un reflet en r\u00e9duction de la structure g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019\u0153uvre. Encadr\u00e9 par un pr\u00e9lude et postlude instrumental, l\u2019\u00e9pisode central fait s\u2019entrelacer et s\u2019entrecroiser marimba, \u00e9lectronique et voix d\u2019enfant, qui se partagent l\u2019espace sonore \u00e0 \u00e9galit\u00e9.<\/p>\n<p>Dernier volet du triptyque, La femme qui fuit d\u00e9bute par un quasi-monologue de la voix de femme, contrepoint\u00e9e discr\u00e8tement par la clarinette. Cette derni\u00e8re, trait\u00e9e par le biais de la transformation, \u00e9clatera en un feu d\u2019artifice, solo final qui cl\u00f4t l\u2019\u0153uvre enti\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00ab Les trois histoires se passent en une seule et m\u00eame nuit, en une seule et m\u00eame ville, et il se peut que t\u00f4t ou tard, elles finissent par se croiser \u00bb. Dans chaque volet du triptyque, sans jamais entendre un autre instrument que le soliste, on peut toutefois percevoir les spectres des deux autres (1), omnipr\u00e9sents et fantomatiques, qui en mod\u00e9lisent les formes et le son. Ainsi est traduite musicalement l\u2019unit\u00e9 de temps et de lieu qui r\u00e9gissent ces trois r\u00e9cits, et leur rencontre potentielle.<\/p>\n<p>Martin Matalon<\/p>\n<h2>Distinction<\/h2>\n<p>Prix Italia<\/p>\n<h2>Contact<\/h2>\n<p>Martin Matalon martin.matalon@free.fr<\/p>\n<h2>Historique<\/h2>\n<p>17 septembre 2006(Cr\u00e9ation Mondiale)<br \/>\nFrance Culture<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(2006) Op\u00e9ra radiophonique pour 3 instruments solistes, \u00e9lectronique en temps r\u00e9el et 3 comm\u00e9diens Dur\u00e9e : 30 minutes Cr\u00e9ation le 17 Septembre 2006 France Culture. 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